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Zhongmeng Wen, des rêves plein la tête

Portrait du nouveau Prix de l’entrepreneuriat Club France Chine

 

L’alumni chinois Zhongmeng Wen a remporté le Prix de l’entrepreneuriat Club France Chine en octobre 2016. Retour sur un parcours hors du commun, du Shandong à l’université de technologie de Troyes.
 

Des robots collaboratifs pour l’industrie de demain

Le 26 octobre 2016, l’alumni chinois Zhongmeng Wen a remporté le Prix de l’entrepreneuriat Club France. Organisé par l’ambassade de France en Chine, ce concours récompense chaque année un projet d’entreprise porté par un ancien étudiant chinois de l’enseignement supérieur français. À la clé : un apport financier de 50 000 yuans, soit environ 7 000 euros.

Zhongmeng Wen, 26 ans, a su s’imposer face à près de trois cents candidats. Son projet ? Créer des robots collaboratifs avec lesquels les humains pourraient travailler en toute sécurité sur une même chaîne de production. Les besoins en la matière sont très importants, en particulier en Chine, analyse le jeune homme dans les colonnes de « La Croix » : « Ici, où l’industrie de main-d’œuvre se modernise très vite, ce type de machines dessine l’avenir. Le marché potentiel est énorme ».

 

 

 

 

 

Du Shandong à Troyes, de Troyes à Shanghai

Né dans la province chinoise du Shandong, Zhongmeng Wen a grandi dans le village de Juye, loin des grandes villes côtières de Qingdao ou, plus au sud, de Shanghai. « Chez nous, il n’y avait rien, ni voiture, ni télévision, se souvient-il. La seule manière d’améliorer son sort était de faire des études ».

 

En 2006, il intègre l’Institut de technologie de Harbin, en Mandchourie. L’université compte parmi les plus prestigieuses du pays, Zhongmeng y obtient son titre d’ingénieur en automatismes haut la main quatre ans plus tard. Il décroche alors une bourse du gouvernement chinois pour poursuivre ses études à l’étranger. Direction la France, et plus précisément l’université de technologie de Troyes (UTT) où le jeune homme suit un master en systèmes mécaniques et matériaux. « C’était la première fois que je découvrais une autre manière de vivre et de faire que la voie chinoise. Cela m’a ouvert l’esprit », confie-t-il. Il obtiendra son doctorat dans le même établissement en 2015.

Aujourd’hui, Zhongmeng envisage de fonder sa société de robotique à Shanghai avec trois amis. « Là-bas, tout est à faire, tout est possible et chacun a sa chance, conclut-il. La réussite ou l’échec, ce n’est pas le plus important. L’important, c’est d’avoir des rêves. Et des rêves, j’en ai plein la tête ».

 

Photos © Ambassade de France en Chine