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La French Tech au CES 2018
275 start-up françaises ont participé à l’édition 2018 du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. La France est ainsi le 2e pays le plus représenté.
 

Depuis plus de 50 ans, le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, organisé par la Consumer Technology Association (CTA), est le grand rendez-vous annuel de l’électronique et des technologies. Pour l’édition 2018, la thématique centrale était « la ville intelligente ». Inventeurs et innovateurs du monde entier ont fait la démonstration de produits futuristes s’apprêtant à envahir nos quotidiens. 

Les start-up françaises largement représentées au CES

275 start-up françaises ont exposé leurs produits et technologies dans l’Eureka Park. La France est ainsi le deuxième pays le plus représenté au CES 2018, suivi de près par les États-Unis. 289 start-up américaines étaient présentes. Loin derrière la tête de ce classement, on trouve les Pays-Bas avec 60 start-up, la Chine et l’Italie avec toutes deux 47 start-up. Éric Morand, le directeur du département Tech and Services de Business France se réjouit de ce record de présence des start-up françaises : « C’est un bon signe ! On continue notre montée en puissance ».

À cette délégation des start-up françaises viennent s’ajouter une vingtaine de grands groupes dont La Poste, Total, L’Oréal, Michelin ou Aéroports de Paris (ADP). Tous inscrivent leur développement dans une démarche innovante. « Nous inventons l’aéroport de demain, c’est-à-dire intelligent dans son infrastructure, son organisation interne et ses services, et connecté à la ville. Les thématiques de cette année – la smart city – font écho à nos priorités », explique Edward Arkwright, le directeur général exécutif d’ADP.

Des enjeux économiques

L’engouement des Français pour ce rendez-vous s’explique par l’envergure du salon. Le CES est le lieu où on voit émerger les futures tendances et inventions majeures de l’électronique. Le salon a ainsi assisté à la naissance du magnétoscope en 1970, du DVD en 1996 et de la télé haute définition en 1998. « Le CES, c'est 170 000 participants du monde entier dont beaucoup de directeurs généraux, de directeurs de l'innovation et de directeurs des achats qui peuvent engager des budgets », rappelle Pierre Dejean, coordinateur de la French Tech Bordeaux. En participant au CES, une entreprise française gagne en crédibilité, en légitimité, en visibilité locale et internationale. C’est aussi une occasion unique de faire une veille sectorielle et de rencontrer les managers des entreprises innovantes.

 

L’innovation française récompensée

Deux start-up françaises ont reçu un « Best of Innovation Award », le prix de la meilleure innovation. Blue Frogs Robotics s’est vu décerner le prix pour Buddy, son robot de compagnie. Ce robot qui fonctionne grâce à une plateforme open source est présenté comme un assistant domestique : il est capable de reconnaître les visages, de tenir une conversation et de lire des histoires aux enfants. La start-up Lancey Energy Storage a, elle, été récompensée pour son radiateur. Elle a en effet inventé le tout premier radiateur électrique intelligent avec batterie intégrée, destiné à faire des économies et à contribuer à la transition énergétique.

Avec près de 3 900 exposants et 170 000 visiteurs professionnels, ce salon offre une réelle opportunité et une belle visibilité aux start-up. Même si elles n’ont pas remporté de prix, d’autres start-up françaises se sont fait remarquer. On peut notamment citer le mannequin Euveka destiné à l’industrie du textile, qui s’adapte à toutes les morphologies. Ou encore la souris 3D Lexip qui permet d’interagir avec un objet en 3D. Les start-up françaises ont montré qu’elles regorgent d’idées innovantes et de projets ingénieux.