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Culture

Le triomphe du cinéma français

 

Du 13 au 24 mai 2015 s’est déroulée la 68e édition du Festival de Cannes. Avec trois récompenses pour la France – dont la Palme d’or pour le film « Dheepan » du réalisateur Jacques Audiard - la quinzaine a mis à l’honneur le cinéma français.

 

La France primée plusieurs fois

Cette année, le Festival de Cannes aura valu une pluie de récompenses à l’Hexagone. La Palme d’or a été attribuée au film « Dheepan » de Jacques Audiard, qui relate l’arrivée en France d’immigrés sri-lankais. La Française Emmanuelle Bercot a reçu un prix d’interprétation pour le film d’amour Mon roi de Maïwenn. Le comédien Vincent Lindon a également obtenu un prix d’interprétation, le premier de sa carrière, pour son rôle de chômeur dans La Loi du marché de Stéphane Brizé. Enfin, la réalisatrice Agnès Varda, 86 ans, célèbre réalisatrice de la Nouvelle vague, a reçu une Palme d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.

 

Un palmarès inégal

Hormis le raz de marée français, la sélection aura mis en avant la diversité du cinéma international. Parmi les primés, on peut citer le film taïwanais « The Assassin » qui a reçu le Prix de la mise en scène ; « The Lobster » du Grec Yorgos Lanthimos qui s’est vu attribuer le Prix du Jury ; ou encore le film « Chronic » du Mexicain Michel Franco pour le Prix du meilleur scénario.

Curieusement, les films italiens qui figuraient parmi les favoris sont absents du palmarès : « Youth » de Paolo Sorrentino et surtout « Mia Madre » de Nanni Moretti avec John Turturro dans le rôle principal sont repartis bredouilles.

 

 

Une Croisette sans vagues

Pour de nombreux critiques et commentateurs, cette 68e édition du Festival de Cannes aura cruellement manqué… d’intérêt. Certains déplorent le manque d’audace de la sélection originelle. D’autres regrettent le choix sans surprise du palmarès. « The Sea of Trees » de l’Américain Gus Van Sant, hué à l’issue de la projection destinée à la presse, aura été le seul des films en compétition à déclencher d’aussi violentes réactions.

En définitive, l’unique scandale à avoir secoué la Croisette ne s’est pas déroulé dans les salles obscures, mais sur le tapis rouge. Certaines jeunes femmes se seraient vues refuser l’entrée d’une projection pour cause de chaussures plates. La polémique des talons aiguilles a déclenché des réactions en masse, notamment sur les réseaux sociaux. Le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux s’est excusé pour ce « petit moment de zèle »… avant de rappeler que le port de talons hauts n’était pas obligatoire.