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Les librairies étrangères à Paris

Des lieux mythiques pour trouver des trésors livresques

 

Des petites librairies indépendantes, Paris en regorge. Mais connaissez-vous les librairies étrangères de la capitale française ? Dans ces lieux marqués par les utopies de leurs créateurs, la littérature est une passion qui fait fi des frontières. 

 

Shakespeare and Co : un bout d’Angleterre face à Notre-Dame

librairies_etrangeres_400La librairie Shakespeare and Company est un lieu mythique à Paris. Fondée en 1951 par George Whitman, spécialisée dans la littérature anglophone, elle est un lieu de vie et d’échange. Au rez-de-chaussée, les étagères ploient sous les livres. À l’étage, ils envahissent tout mais cohabitent avec des banquettes et des lits. C’est que George Whitman qualifiait sa librairie d’ « utopie socialiste se faisant passer pour une librairie ». De nombreux écrivains comme Henry Miller ou Allen Ginsberg y ont été hébergés. Aujourd’hui, l’endroit est tenu par Sylvia Whitman, fille du fondateur.

 

Le Phénix, la plus ancienne librairie chinoise de France

Située dans le IIIe arrondissement de Paris, la librairie Le Phénix est spécialiste de l’Asie et de la Chine en particulier. Elle fut fondée en 1965 par Régis Bergeron, militant communiste et passionné par ce pays. À l’époque, elle a pour objectif de faire mieux connaître aux Français la Chine populaire. Elle vient à peine d’ouvrir quand Mao Zedong lance la Révolution culturelle : la boutique est alors envahie par le « petit livre rouge » traduit dans plusieurs langues. Aujourd’hui, le lieu est ouvert à d’autres horizons asiatiques, même si les propriétaires restent passionnés avant tout par la Chine.

 

Présence Africaine : librairie et maison d’édition

En 1949, Alioune Diop fonde Présence Africaine, une maison d’édition destinée à porter les voix de tous les écrivains du continent noir et de ses diasporas. La librairie éponyme voit le jour dans les années 1960 : d’abord vitrine des publications de la maison d’édition, elle devient peu à peu le lieu de tous les ouvrages en lien avec l’Afrique. En 1982, deux ans après la mort d’Alioune Diop, l’Organisation Internationale de la Francophonie crée le Prix Alioune Diop de l’édition Francophone, reconnaissant ainsi l’héritage culturel du fondateur de Présence Africaine.