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09 novembre 2018
Affaires

Baptiste Buidin

Université d'origine : Université Libre de Bruxelles (ULB)

Etudes : Master en Communication, à finalité politique et lobbying

Etablissement français  : Université Paris II Panthéon-Assas

Pourquoi avez-vous choisi la France comme destination d’études ?

Trois raisons principales ont guidé mon choix vers la France et vers Paris pour y réaliser mon Erasmus. Premièrement, de toutes les destinations qui étaient proposées dans ma filière, Assas était l’une des meilleures en termes de qualité d’enseignement et de réputation. De plus, l’Université proposait des cours axés sur la culture qui n’existent tout simplement pas à l’ULB,. Deuxièmement, j’avais précédemment décidé de réaliser mon mémoire sur la communication du ministère de la Culture français, être en France et en particulier à Paris pouvait grandement faciliter mes recherches. Enfin, j’ai toujours aimé Paris et rêvé d’y vivre, c’était donc une opportunité en or pour m’immerger dans la vie culturelle parisienne.

Comment s’est passé votre séjour d’études ?

Débarquer dans une nouvelle ville, même aussi proche de Bruxelles qu’est Paris, est toujours déstabilisant au début. D’autant que s’installer à Paris n’est pas une partie de plaisir, l’accès au logement y est très compliqué et l’administration sur place n’est pas toujours très aidante. Cependant passé ces difficultés ce fut une expérience incroyable. Les cours que j’ai pu suivre à Assas étaient très intéressants, et donnés par des professeurs compétents. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance de débat qu’il y avait à l’université. Pour moi qui adore l’art et la culture, l’accès à des institutions culturelles exceptionnelles comme le sont par exemple le Louvre, le Centre Pompidou ou la Comédie française fut un réel plaisir, que je n’ai pas boudé !

Il faut en effet savoir que beaucoup d’institutions culturelles publiques françaises sont gratuites pour les européens de moins de 26 ans (que ce soit à Paris ou ailleurs) ce qui est très appréciable. Par ailleurs, la vie à Paris, bien qu’assez onéreuse par rapport à Bruxelles, est très enrichissante.

Quels sont vos projets professionnels pour l’avenir ?

Je viens de terminer mon Master, cette question se pose donc de manière très vive. Je suis actuellement en recherche d’emploi, dans les secteurs culturels, associatifs ou de l’innovation. Par facilité je focalise ma recherche sur Bruxelles pour le moment, mais garde un œil sur les possibilités d’emploi en France. Il est en tout cas certain que j’aimerais beaucoup dans mon avenir professionnel retourner en France (à Paris ou dans une autre grande ville) afin d’y travailler.

Quelles sont, selon vous, les différences entre le système d’enseignement supérieur belge et le système français ?

Je dirais qu’il y a des points communs, notamment en termes d’organisation des études avec des cours magistraux et les examens à l’issue du semestre. Mais les différences sont aussi nombreuses. D’abord, il m’a semblé que l’étudiant français est appelé à avoir sa propre réflexion sur le contenu des cours. Les examens sont différents, puisque dans la plupart des cas c’est une dissertation de plusieurs pages. Ces dissertations demandent, certes, d’avoir une connaissance approfondie des notions vues en classe mais également d’avoir nourri une réflexion sur ces notions en présentant un raisonnement cohérent et intéressant. Cette injonction à la réflexion est nourrie dès les cours magistraux pendant lesquels les professeurs interagissent avec les étudiants, interpellent l’auditoire, posent des questions. L’enseignement, même s’il est organisé de manière classique en auditoire, est actif. Cela vaut, selon mon expérience, pour les cours de master mais également pour les cours de licence (équivalent du bachelier belge).             

Quels sont les points positifs et négatifs de cette expérience ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai apprécié la vie culturelle, j’ai apprécié les voyages autour de Paris, à Amiens, à Pierrefonds, à Versailles. J’ai apprécié les gens que j’ai pu rencontrer là-bas.
Les points négatifs sont plutôt d’ordre administratif: nous ne sommes pas vraiment aidés alors que Paris n’est pas une ville facile. A Assas, il y avait des choses organisées mais ce n’était pas suffisant. Par exemple, au niveau du logement, de gros efforts pourraient être faits sur Paris. Il faudrait prévoir au minimum des aides à la recherche, ou des choses de ce genre. Ma chance fut que je sois francophone et que j’ai pu me débrouiller ainsi, pour des étudiants non-francophones cela doit vraiment être le parcours du combattant. De plus l’administration universitaire est parfois un peu obscure et il est souvent difficile de se retrouver dans toutes les démarches sur place, avec des personnes ressources qui ne sont pas toujours disponibles à fournir des réponses claires.          
Cependant, ce n’est pas ce que je retiens de mon séjour, et les points positifs priment largement sur ces quelques aspects négatifs.

Vous sentez-vous proche des étudiants français ? Avez-vous pu développer des contacts ?

Oui, je me suis fait quelques bons amis là-bas, avec qui je continue à rester en contact aujourd’hui. C’est intéressant car ils ont pu me faire découvrir des endroits que je ne connaissais pas, nous avons pu échanger sur notre éducation, les cours, etc. Je garde également contact, via Linkedin, avec quelques professeurs de l’Université.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants belges désireux de venir étudier en France ?

Je leur dirais qu’ils ont déjà, pour les francophones en tout cas, l’avantage de parler la même langue. Cependant, même si la Belgique et la France sont voisins, tout ne fonctionne pas de la même façon et les débuts seront forcément difficiles, surtout dans une grande ville comme Paris, même quand, comme moi, on est Bruxellois. Cependant, cela est vite oublié et les avantages sont nombreux car l’enseignement y est excellent, il est possible d’y suivre des cours qui ne sont pas disponibles en Belgique et d’y faire de merveilleuse rencontres. Culturellement, ils ne s’ennuieront pas, et la vie nocturne parisienne vaut la peine d’être vécue !

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