Coorganisée par l'Institut français de Chypre et la Société de psychanalyse et de Psychothérapie de Chypre, en collaboration avec l'Université de Nicosie.

Samedi 23 février 2019 - 11h - University of Nicosia (Amphithéâtre UNESCO)

 

Klio Bournova

 

Klio Bournova est psychologue clinicienne et psychanalyste, membre de la Société Psychanalytique de Paris (SPP), du Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes (GLP-RA) et de la Société Européenne de Psychanalyse pour l’enfant et l’adolescent (SEPEA).

Elle a été chargée d’enseignement à l’Université Lumière - Lyon 2 pendant une quinzaine d’années avant de rejoindre l’École de Psychologues Praticiens (Institut Catholique de Paris) à Lyon où elle enseigne toujours.

En parallèle à son activité privée de psychanalyste elle était chargée de l’équipe de recherche sur l’accueil de délinquants, de marginaux et de victimes pendant dix ans avant de travailler en institution pour adolescents psychotiques et déficients puis pendant 20 ans en CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogique) en tant que psychothérapeute d’enfants, d’adolescents et de leurs familles.

Elle a donné de nombreuses conférences en France et à l’étranger (Viet-Nam, Liban, U.S.A., et en Grèce). Elle est membre du Comité de rédaction de la Revue Française de Psychanalyse (RFP). Elle vit et travaille en France avec des séjours réguliers en Grèce où elle est née.

 

Résumé de la conférence

 

Dans la perspective psychanalytique, les modalités et qualité des relations affectives dès le début de la vie sont le terreau du développement psychique, intellectuel et somatique des enfants et déterminent en grande partie leur propre devenir d’adultes, femmes ou hommes, capables à leur tour d’une vie affective, amoureuse, sexuelle, autant que parentale.

 L’espèce humaine est la seule qui exige une longue période de dépendance primitive aux parents et leurs substituts, ce qui permet une transmission très étendue et complexe des acquis culturels des générations précédentes mais qui implique parallèlement une longue coexistence entre adultes et enfants.

Au sein de celle-ci, des liens affectifs intenses, positifs et négatifs, se tissent avec l’environnement par le biais des identifications, des désirs et des interdits. L’éducation au sens large est une forme de langage complexe, à la fois universel et spécifique supposé transmettre le « travail de symbolisation » pour que le petit de l’homme se développe subjectivement et socialement.

Les émotions qui naissent et circulent dans ces relations, ces affects de tendresse si précieux, sont-ils « automatiques » ou « naturels » ou le résultat d’une construction progressive intergénérationnelle ?

Qu’en est-il de leur absence ou défaillance quand la langue de la passion jusqu’aux passages à l’acte imprègne le lien parents-enfants jusqu’à la confusion ou l’abolition des limites garantes de la construction du sujet ? Quelles sont les conséquences sur sa vie et les possibilités de traitement psychique ?

 

 

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