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Témoignages: Youssouf Ahmed et Sarah Mohamed Gaber

Témoignages Youssouf Ahmed et Sarah Mohamed Gaber

Filière Agro-alimentaire d'Alexandrie

Youssouf Ahmed  Sarah Mohamed Gaber 2

Sarah Mohamed Gaber est une étudiante égyptienne issue du milieu francophone. Diplômée de la filière d'agronomie d'Alexandrie, elle postule pour un master à l'université Senghor.

Youssouf Ahmed est un étudiant boursier des Comores venu effectuer ses études en Egypte. Il est diplômé de la filière agronomie d'Alexandrie et actuellement en train d'effectuer un diplôme d'approfondissement, il postule également pour un master à l'université Senghor.

 

Youssouf Ahmed : « J'ai tout d'abord choisi de venir étudier en Egypte parce que c'est un pays qui m'inspire depuis mon enfance, pour sa culture et son histoire, puis j'ai choisi un département francophone car je suis issu d'un milieu francophone. »

Sarah Mohamed Gaber : « Cette formation était l'occasion pour moi de continuer dans mon éducation dans la langue française et de faire des stages à l'étranger. »

Une formation experte

Youssouf Ahmed : « J'ai décidé d'intégrer la filière d'agronomie car elle nous permet de nous spécialiser directement. Au bout de trois ans, on est, en effet, déjà spécialiste en sciences et technologies du lait.

Pour moi, une filière francophone offre plus de débouchés que les autres universités. Et je pense que c'est plus avantageux car je vais pouvoir maîtriser trois langues : le français, l'anglais et l'arabe. De plus les professeurs, en général, maîtrisent parfaitement leur travail et sont très compétents.

Mais surtout, je viens d'un pays où les conditions de production du lait sont problématiques et j'aimerai pouvoir contribuer à l'amélioration de ce secteur chez moi.»

Sarah Mohamed Gaber : « Je trouve la filière d'agronomie très avantageuse au niveau des débouchés. En effet, elle offre beaucoup d'opportunités puisque la plupart des industries laitières implantées en Egypte sont francophone, notamment françaises et suisses.

De plus l'effectif de la promotion, cinq élèves, a été très profitable dans notre apprentissage, il nous a permis un meilleur suivi de la part des professeurs et des cours adaptés aux étudiants, ainsi que favorisé le travail en groupe. »

Un parcours professionnel tracé: un emploi à la clef

Youssouf Ahmed : « Aux Comores, nous consommons beaucoup de lait, c'est ancré dans les traditions, mais au niveau de la santé publique, il s'agit d'un problème généralisé. Je comprends mieux maintenant les risques et les dangers que représente la consommation du lait non-traité, comme les maladies infectieuses. Et j'aimerai donc, à terme, retourner aux Comores et être en mesure de mettre en place un système de surveillance de qualité et d'hygiène pour la consommation du lait caillé dans mon pays. Apporter mon savoir-faire à mon pays. »

Sarah Mohamed Gaber : « A terme je compte travailler en Egypte. J'ai l'idée de monter ma propre compagnie d'importation de produits laitiers. Car il faudrait importer en Egypte des produits laitiers meilleurs pour la santé que ceux que nous importons actuellement. »

Un parcours dans les filières francophones : à un master planifié au sein de l'Université Senghor

Youssouf Ahmed : « C'est dans cette optique que je postule pour un master à Senghor, en politique nutritionnelle. Ce qui m'attire chez cette université, c'est son rayonnement culturel et son ouverture internationale. Elle propose également des masters professionnels, ce qui va me permettre d'acquérir les derniers outils techniques nécessaires pour que je sois capable de développer mon projet sur place.

J'avais ce projet en tête et pour moi ces deux formations représentent le meilleur moyen de l'accomplir. Je suis enthousiaste à l'idée de continuer mon parcours dans ce domaine.»

Sarah Mohamed Gaber : « L'université de Senghor m'attire par sa diversité au sein des étudiants, que nous avons eu l'occasion de rencontrer lors du 50e anniversaire de l'Agence Universitaire Francophone, c'est un environnement très intéressant et enrichissant. »

Des expériences de terrain à travers des bourses

Youssouf Ahmed : « J'ai obtenu durant mes études une bourse de stage pour le Liban. C'était une grande opportunité pour moi, car je n'aurais pu y aller par moi-même. Et cela a représenté une expérience très enrichissante, notamment au niveau des connaissances, car cela m'a aidé à concevoir de manière plus précise mon projet professionnel, en me faisant une vision et une idée concrète du traitement du lait. C'était très intéressant, et si j'ai les moyens j'y retournerai. »

Sarah Mohamed Gaber : « J'ai obtenu trois bourses de stage au cours de ma formation. J'ai donc effectué un stage en Tunisie, un au Maroc et un autre au Liban. Cela a été une très bonne expérience professionnelle et une bonne insertion dans le milieu du travail. D'ailleurs au Maroc, j'ai eu l'occasion de découvrir d'autres secteurs alimentaires, pas seulement laitiers. Mais j'ai également apprécié l'échange culturel avec ces pays, au-delà du cadre professionnel. »

Des évènements et projets qui donnent vie à la filière

Youssouf Ahmed : « Dès la première année on organise des évènements et activités au sein de notre filière. Nous avons par exemple organisé des séminaires entre étudiants, c'est-à-dire qu'on choisit un sujet et on l'expose devant le reste des étudiants. En 2008, j'ai exposé le problème de l'injection de la mélamine en Chine, puis en 2010, j'ai fait une présentation sur la grippe aviaire. Ensuite nous avons organisé, avec nos chefs de départements, le 50e anniversaire de l'Agence Universitaire Francophone. Quant à la Fête des Talents, nous y avons toujours participé. Personnellement j'ai interprété des danses traditionnelles et organisé une dégustation de plats traditionnels. C'est un moyen unique de découvrir du monde, cela constitue à mon avis un réseau très important. Et l'on découvre de véritables talents ! »