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Témoignage: Heba Aboulmaaty

Témoignage de Heba Aboulmaaty

Département de Gestion et de Commerce International (DGCI)

Heba Aboulmaaty Small

Heba Aboulmaaty est une étudiante égyptienne diplômée du DGCI. Actuellement assistante en comptabilité et finance au DGCI, elle effectue un doctorat, à partir de l'Egypte, à l'institut d'administration des entreprises de l'université de Poitiers, en France.

Un parcours académique entre la France et l'Egypte

« J'ai eu ma double maitrise du DGCI et de l'institut d'administration des entreprises (IAE) de Poitiers en France en 2003. J'ai ensuite bénéficié d'une bourse Eiffel pour faire un master en « techniques comptables fiscales et financières européennes » à l'IAE de Poitiers. Lors de mon retour en 2004, j'ai été nommée pour travailler en tant qu'assistante en comptabilité et finance au DGCI, un poste que j'assure jusqu'à présent. Je participe à quelques séminaires et conférences parfois organisés au sein de la faculté de commerce de l'université Ain Shams. En 2010, j'ai commencé la préparation d'une thèse de doctorat à l'IAE de Poitiers dont la soutenance est prévue fin 2013 intitulée : « L'impact de l'arbitrage entre les fonds propres et les dettes sur les décisions de financement des entreprises – étude comparée entre les entreprises américaines et européennes ».

L'engouement pour la recherche comme principale motivation

« J'ai décidé d'entreprendre une thèse pour deux raisons. Tout d'abord, mon métier académique exige la préparation d'une thèse de doctorat afin de progresser dans la hiérarchie d'une université égyptienne. Mais surtout, je suis passionnée par la recherche, cela a donc été la raison principale de mon inscription en doctorat. Ce qui m'a attiré c'est cette occasion d'aller plus loin dans un domaine qui me passionne tout particulièrement, la comptabilité et la finance, et de ne pas me contenter seulement du côté pratique mais plutôt partir à la recherche des questions théoriques plus profondes et explorer ses implications sur la réalité. »

Le rôle joué par le DGCI concernant ma décision d'entreprendre un doctorat

« Mes études de deuxième cycle au DGCI ont développé dès la première année ma passion pour le domaine de la comptabilité et la finance, ce domaine qui part principalement du calcul des chiffres pour une analyse plus diversifiée et profonde sur les différents aspects de la vie économique de l'entreprise. Cette passion a été développée à l'aide des cours locaux ainsi que des missions des professeurs français. A l'issue des 4 années au DGCI, j'étais persuadée qu'il s'agissait d'un domaine dans lequel j'ai du talent et dans lequel j'aimerai travailler plus tard et approfondir mes connaissances théoriques et pratiques. D'où ma décision d'aller plus loin à travers des études en doctorat. »

La formation au sein du DGCI : un atout pour le doctorat

« En raison du partenariat du DGCI avec l'université de Poitiers, j'ai eu la chance de faire connaissance avec mon directeur de thèse et de faciliter donc mon inscription en doctorat. De même, le fait de poursuivre les études de doctorat dans une université française m'a donné une grande aisance et flexibilité de travail , d'une part à travers l'usage du français qui est une langue que je maitrise depuis l'enfance , et d'autre part les méthodes d'enseignement et de recherche français auxquels je suis suffisamment accoutumée depuis l'école. Je ne pense pas que j'aurais entrepris une thèse dans une université égyptienne si ce partenariat n'avait pas existé, cela aurait été un peu compliqué en raison des difficultés administratives pour l'inscription et l'absence d'opportunités pour la préparation de la thèse en langue française dans le domaine de la comptabilité et finance due à l'absence de professeurs francophones. »

Les défis d'une thèse à distance

« Cette situation représente pour moi un défi. Le fait d'être une doctorante éloignée de son laboratoire de recherche présente des difficultés au niveau de l'implication dans un environnement de recherche approprié, des contacts à distance avec le directeur de thèse et les éventuels échanges qui peuvent avoir lieu entre doctorants. Cela me pousse à faire un investissement personnel et un effort supplémentaire pour compenser la distance, à travers les tentatives de faire l'équilibre entre les obligations académiques égyptiennes et les obligations de la thèse, ainsi que l'usage des moyens de communication et d'information à distance (Skype, documentation électronique et bases de données en ligne). »

La bourse IFE : l'un des financements de ma thèse

« J'ai bénéficié d'une bourse de l'IFE pour passer deux mois dans l'université en France en 2012. Sinon, pour le reste du temps, je finançais mes séjours en France sur mes propres frais. Bien que pour une courte durée, cette bourse m'a permis de financer mon séjour en France dans lequel j'ai pu faire le point avec mon directeur de thèse sur l'avancement de mon travail, consulter la bibliothèque et les bases de données qui ne sont pas disponibles en Egypte, et participer à des réunions du laboratoire de recherche qui sont très utiles et instructives pour la culture des doctorants. »

Un projet professionnel orienté vers l'enseignement et la recherche

« A la fin de mon doctorat, je compte poursuivre ma carrière dans l'enseignement et la recherche à l'université. Associées à cette carrière, j'envisage d'autres perspectives, comme le consulting ou le secteur privé. Je compte exercer mon activité en Egypte tout en gardant l'ouverture à l'international qui m'a accompagnée tout au long de mon cursus universitaire et professionnel. »