En dépit de toutes les difficultés, les chiffres jouent en la faveur des jeunes diplômés. Cet optimisme résulte d’une insertion professionnelle rapide sur le marché de l’emploi et d’un taux de chômage qui recule. Entre novembre 2014 et janvier 2017, plusieurs statistiques prouvent une progression du taux d’emploi des nouveaux actifs. L’enquête est faite sur un panel de 1000 personnes, tous diplômés de niveau Bac à Bac + 5.

 

Le taux d’emploi était de 51% en novembre 2014, sur le premier panel.  En Janvier 2017, le taux d’emploi était de 77%. En l’espace de trois ans, le taux d’emploi des jeunes actifs a progressé de + 26%.  70 % des personnesinterrogées  sont en CDI et 84 % travaillent à temps plein.

 

Cependant les statistiques varient selon des facteurs comme le niveau d’études, le sexe, et la situation géographique.  Le taux d’emploi des diplômés du supérieur atteint 88%, celui des femmes atteint 78% contre 74% pour les hommes.  On remarque aussi une différence entre Paris (84%) et la province (74%) .

 

Une donnée importante fait son apparition dans cette enquête : la durée moyenne de recherche d’emploi. Elle est en baisse. En 2014 un nouveau actif   trouvait un emploi après 11 semaines de recherche.  En 2016, le temps de recherche moyen est de 8 semaines. 59% des jeunes diplômés étaient  optimistes en 2016  contre 49% en 2014.  90% des jeunes diplômés  trouvent un emploi trois ans après la fin de leurs études .

 

Les jeunes diplômés sont capables de s’intégrer dans tout type d’entreprises : du CAC40 au GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon)  en passant par les PME.  29% travaillent pour des entreprises moyennes, 24% dans des PME, 11% pour des entreprises du CAC 40 et 5% pour les GAFA.

 

Pendant la crise économique de 2008, les jeunes actifs étaient séduits par une expérience à l’étranger  pour pallier à un manque d’expérience qui jouait en leur défaveur lors de la recherche d’emploi. Aujourd’hui la tendance change, ils sont moins nombreux à vouloir voyager pour travailler, 16% contre 23% en 2010.

 

Le but ultime pour ces jeunes actifs est de décrocher un CDI sur le court-moyen terme.