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Étudier en France : de nouveaux horizons

13 juillet 2023 Communauté
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“Sur le plan académique, ma connaissance du français était essentielle pour participer au programme de double diplôme à La Rochelle. (…) Sur le plan professionnel, j'occupe actuellement le poste d'analyste commercial à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), dans le bureau du projet Future Circular Collider (FCC) - un accélérateur qui sera potentiellement quatre fois plus grand que le Grand collisionneur de hadrons,” - explique Milosz Zieliński, diplômé de l'Université technique de Łódź et d'un double diplôme de la grande école - Excelia Business School de La Rochelle.

  • Quand avez-vous commencé à envisager d'apprendre le français ?

 

Mon intérêt pour l'apprentissage du français est né lors de ma participation aux Tall Ships Races à bord du voilier Frederic Chopin, où j'ai travaillé en tant qu'instructeur bénévole. Lors de ce voyage, nous avons couru de Belfast, en Irlande du Nord, à Alesund, en Norvège, dans des conditions difficiles. En tant qu'instructeurs, nous devions être prêts à tout moment pour coordonner les manœuvres.

 

Pour passer le temps pendant notre préparation, j'ai fait jouer un enregistrement de la pièce "Notre Dame de Paris". Pendant la croisière, le capitaine était Bartłomiej Skwara, un marin expérimenté et ambitieux qui a saisi toutes les occasions d'optimiser le réglage des voiles en fonction du vent et du jeu de voiles que nous utilisions, donc les "alarmes de voile" étaient très fréquentes. Dès que j'ai lâché cette comédie musicale, l'alarme "all hands on deck" (tout le monde sur le pont) a retenti. Nous avons dû immédiatement grimper sur les rênes du mât pour déployer d'autres voiles.

 

Lorsque nous sommes retournés sous le pont, la comédie musicale était déjà terminée, j'ai donc mis le lecteur en mode "boucle" pour la regarder enfin dans son intégralité et, les jours suivants, "Notre Dame de Paris" a navigué sous le pont sans interruption, tandis que le reste de l'équipage et moi-même avons assisté à des fragments du spectacle entre nos repos et les alertes aux voiles qui ont suivi. Dans cet état de transition entre l'éveil et le rêve, la comédie musicale m'a semblé extraordinairement belle et mystérieuse, ce qui m'a donné envie d'en comprendre les paroles.

 

Ces efforts n'ont pas été vains puisque nous avons terminé la régate à la première place. Au retour des régates, je suis retourné à l'Université technique de Łódź et j'ai décidé de m'inscrire à un programme de double diplôme en France, en suivant des cours de langue française.

  • Comment la langue française a-t-elle influencé votre vie ?

Sur le plan académique, mes connaissances de base en français étaient essentielles pour participer au programme de double diplôme à La Rochelle. Mes études à l'école de commerce, Excelia Business School ont pris la forme de séminaires intensifs de trois semaines animés par des professionnels de l'industrie qui ont partagé leur expérience. Cela m'a permis d'acquérir des connaissances précieuses basées sur la pratique. L'obtention d'un diplôme d'ingénieur et de commerce m'a donné la liberté de choisir l'industrie et le département dans lesquels je voulais travailler, ce qui a été crucial pendant la phase de découverte de mes points forts et l'exploration de différentes perspectives sur la manière dont les organisations fonctionnent.

 

Sur le plan professionnel, j'occupe actuellement le poste d'analyste commercial et chef de produit à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), dans le bureau du projet Future Circular Collider (FCC). L'objectif principal de ce projet est de créer un accélérateur de particules quatre fois plus grand que le célèbre Grand collisionneur de hadrons (LHC).

 

Au FCC, nous étudions la faisabilité de la prochaine génération d'accélérateurs de particules, qui pourrait repousser les limites d'intensité et d'énergie des collisions au-delà de la durée de vie du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Des niveaux d'énergie plus élevés dans les collisions de particules permettent de générer davantage de données et de les analyser de manière plus précise. Cela permet de mieux comprendre les propriétés fondamentales des particules et de leurs interactions, et d'approfondir notre connaissance de l'évolution de l'univers dans les premiers instants qui ont suivi le Big Bang. Comme pour les précédents accélérateurs du CERN, les recherches nécessaires au projet FCC contribuent au développement de technologies ayant des applications dans divers domaines, notamment la médecine et l'ingénierie.

 

Ma tâche principale au sein du CERN FCC est de créer et de maintenir une plateforme en ligne pour la collaboration avec les "États hôtes" que sont la France et la Suisse, et de gérer le processus de recherche scientifique nécessaire à la mise en place du FCC. À cette fin, nous travaillons en réseau avec des institutions scientifiques du monde entier et partageons les défis technologiques qui nous attendent. Les connaissances acquises au cours de mes études à La Rochelle, où l'accent a été mis sur la gestion de projets, s'avèrent extrêmement utiles pour les grands défis auxquels je suis confrontée aujourd'hui.

 

Travailler au CERN n'est pas seulement une expérience passionnante pour moi, c'est aussi un grand honneur. J'ai l'occasion de participer à un projet pionnier qui a le potentiel de transformer notre compréhension des aspects fondamentaux de l'univers. Je suis enthousiasmé par la contribution que je peux apporter à la science et à la technologie, ainsi que par la merveilleuse collaboration avec certains des esprits les plus remarquables dans divers domaines. 

 

Au CERN, nous parlons deux langues officielles (l'anglais et le français) et nous passons sans problème de l'une à l'autre pendant les réunions. En outre, certaines des entreprises avec lesquelles nous travaillons en tant que sous-traitants ne parlent que le français, de sorte que la connaissance de cette langue est nécessaire pour une grande partie de mon travail.

Au-delà de la sphère professionnelle, ma connaissance du français m'a permis de participer à une expédition cycliste dans la partie marocaine du Sahara, le long de la frontière algérienne. Seul, je n'aurais pas osé organiser une telle expédition, mais grâce à cette compétence, j'ai été invité à participer à l'aventure. 

 

Le français m'a ouvert de nombreuses opportunités dans les domaines de l'éducation, du travail, des voyages et de la culture. Cela vaut vraiment la peine d'apprendre à connaître la langue, car cela peut avoir un impact positif sur votre développement personnel et professionnel.




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