Campus France a organisé, hier, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » à l’intention des 4.200 étudiants sénégalais qui ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. L’ambassadeur de France au Sénégal a informé, à cette occasion, que l’intention du gouvernement français est de doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises.

Quatre mille deux-cent étudiants sénégalais ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. Campus France qui accompagne ces étudiants à finaliser leurs formalités d’inscription a organisé, hier, à l’Institut français de Dakar, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France ». L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui a présidé cette session a informé, à cette occasion, que l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche sont parmi les priorités du président Emmanuel Macron dans le cadre de la politique française en Afrique.
La question de l’éducation, a poursuivi M. Bigot, était au cœur de la rencontre entre les présidents français et sénégalais. Tout au début de son mandat, Emmanuel Macron avait reçu, à l’Elysée, le président de la République, Macky Sall. « Il y a une explosion du nombre d’étudiants sénégalais de par la croissance démographique du pays. Nous souhaitons accompagner cette croissance pour recevoir plus d’étudiants sénégalais en France. Nous allons doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises », a promis le diplomate.

Par ailleurs, une discrimination positive a été accordée aux candidatures d’excellence dans le processus de demande de préinscription dans les universités françaises. Christophe Bigot a pris l’initiative d’adresser des courriers à des universités françaises pour les inviter à accueillir les étudiants « qualifiés d’excellents ». « J’ai envoyé, personnellement, des lettres à beaucoup d’universités françaises pour leur faire part des qualités de tel ou tel étudiant. Je suis heureux de savoir que 80 % de ces demandes ont reçu une réponse positive. Ce qui est bien supérieur au taux de succès des demandes d’inscription », a-t-il révélé.

En outre, Campus France a reçu, cette année, 14.000 dossiers d’étudiants sénégalais voulant poursuivre leurs études en France. Ainsi, les services de Campus France ont tenu des séances d’orientation avec 13.600 candidats dans les régions de Dakar, Saint-Louis, Kaolack, soit plus de 40 % comparé à l’année 2016. A la fin de ces séances, 4.200 candidats ont obtenu une préinscription. Sur ces 4.200, les services de campus France ont transmis au consulat de France pour l’instruction, en vue d’une délivrance de visas, 2.900 dossiers.  

Préparer déjà le retour au Sénégal

Toutefois, l’ambassadeur a rappelé à ces étudiants qui sont prêts à rallier Paris qu’ils doivent penser à revenir servir leur pays, le Sénégal, après les études. « L’idée n’est pas de former des étudiants pour qu’ils restent en France. Ils doivent pouvoir revenir au Sénégal pour concourir au développement du pays. Il y a 6,5 % de croissance ici. En Europe, il y a 0,5 % ou 2 % pour les meilleurs cas. La croissance, c’est ici », a assuré Christophe Bigot.

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D’anciens étudiants sénégalais en France qui ont assisté à cette session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » ont invité leurs frères et sœurs candidats au départ de ne pas oublier le Sénégal qui leur a tout donné. « C’est très important de s’ouvrir au monde, mais c’est aussi très important de revenir travailler pour son pays. Après avoir bénéficié de l’enseignement français, rentrez chez vous », a conseillé Soda Diack qui n’a pas hésité à revenir au Sénégal après près de 10 ans passés au pays de Marianne. Le retour au Sénégal après des années d’études en France se prépare même avant le départ, a souligné un autre ancien pensionnaire des universités françaises, Moubarack Wade. « Avant de partir, il faut préparer le retour », a-t-il dit.

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