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Katarina Velkov, lauréate du concours LabCitoyen 2019

 Retour d’expérience de Katarina Velkov qui a participé au LabCitoyen 2019 sur le thème: « Droits des femmes : égalité et citoyenneté »

 Pourquoi as-tu postulé à ce concours ?

J'ai entendu parler du programme LabCitoyen par le biais de l'Institut français, où j'assiste au cours de français. J'ai postulé parce que le domaine des droits de l'homme m'intéresse personnellement et professionnellement. J'ai récemment terminé ma maîtrise en droits de l'homme à l'Université de Padoue et ce programme a été un lieu intéressant pour présenter ce que je fais et pour écouter les expériences de personnes du monde entier.

 

Quel est le projet que tu as proposé ?

Mon projet s'appelle « Mise en œuvre des conventions et documents sur la violence à l'égard des femmes au cours des dernières années en Serbie ». La violence à l'égard des femmes reste un problème majeur en Serbie et, malheureusement, nous constatons un niveau élevé de violence domestique et de partenariat, alors que la Serbie est signataire de toutes les conventions importantes en la matière. La question qui se pose est de savoir comment, malgré tout le cadre juridique et les conventions adoptées, la Serbie enregistre chaque année des statistiques de plus en plus alarmantes. Si nous considérons toutes les stratégies adoptées au cours des dernières années d’un côté et le nombre croissant de femmes victimes assassinées, violées et torturées de l’autre, il est clair que quelque chose ne fonctionne pas bien. La conclusion est que les mécanismes et les politiques serbes sont solides sur le papier mais très peu efficaces en réalité. Ils veulent désespérément se montrer sous un bon jour, éviter les critiques, ratifier presque tous les types de documents et suivre la socialisation régionale, mais en ce qui concerne les engagements, ils sont vraiment faibles et non durables.

 Qu’attendais-tu de ce séminaire ?

Juste ce que j'ai eu! Entendre des conférences d'experts dans le domaine des droits des femmes, participer au débat et approfondir mes connaissances sur ce sujet. Lorsque vous avez des représentants de 50 pays du monde entier, c'est une expérience vraiment fantastique, un dialogue constructif entre des jeunes hommes et femmes qui luttent pour les bonnes valeurs.

 

Comment décrirais-tu ce séminaire en quelques mots ?

Une expérience inoubliable de beaucoup d’énergie positive, des rencontres avec des gens formidables qui font des choses très importantes pour leur communauté et la conviction qu’en fin de compte, ensemble, nous pouvons vraiment tout faire!

 Quels ont été les ateliers les plus marquants pour toi ?

 Il est difficile de les séparer car nous avons eu beaucoup de conférences intéressantes tout au long de la semaine. Mais le plus important pour moi était peut-être un atelier intitulé "L’avenir du travail - L’égalité hommes-femmes", organisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Nous avons eu l'occasion d'entendre ici des statistiques intéressantes sur la différence de salaire entre hommes et femmes en Europe. Nous avons parlé d’entreprenariat et, en général, des possibilités offertes aux femmes de devenir entrepreneurs, ainsi que de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle - là où l’un s’arrête et l’autre commence. Il était intéressant de comparer les données entre différents pays sur ce sujet.

 

Comment ce séminaire t’a-t-il fait réfléchir sur ton propre projet ? Vas-tu le mettre en place ?

Certainement, car la motivation à laquelle tous les participants au programme LabCitoyen sont retournés chez eux est excellente. Je pense que le plus grand avantage de ce programme est le suivant - une expérience internationale plus puissante que tout, qui vous donne la force de croire en vous et en ce que vous faites.

Riche de cette expérience, as-tu d’autres exemples de projets relatifs aux droits des femmes qui te semblent applicables en Serbie ?

Oui, je pense que notre pays manque de centres pour les femmes et de conseils pour s'occuper de le planning familial et de la santé en matière de reproduction, mais aussi pour aider les victimes de violence. Malheureusement, l'écart entre les zones urbaines et les zones rurales est encore important. Un grand nombre de femmes originaires de zones rurales ont peu ou pas accès aux centres pour femmes, car elles sont peu nombreuses et sont installées dans les grandes villes. Je pense que la solution à chaque problème réside dans l’éducation et qu’il faut travailler davantage sur la cause et non sur les conséquences; donc il est important investir dans l'autonomisation et l'éducation des femmes quand cela vient à leur santé et non répare les dommages quand est déjà en retard.