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Elliott Sarrey, petit prodige français

Son robot Bot2Karot primé au Google Science Fair

 

Le collégien français fait partie des 9 lauréats du Google Science Fair, qui récompense chaque année les meilleurs jeunes inventeurs de la planète. Il a été primé pour Bot2Karot, un robot-jardinier pilotable à distance par smartphone.

 

Eliott Sarrey, des idées plein la tête

Dans l’atelier qu’il a installé à son domicile, « il n’y a pas vraiment de principe de précaution », raconte l’ingénieur Mickael Sarrey. Son fils Eliott a toujours eu les mains libres. Et le collégien en a profité. À l’heure ou ses camarades sont devant la télévision ou sur les terrains de foot, il bricole arbalètes et pelleteuses pneumatiques.

Du haut de ses 14 ans, Eliott Sarrey est devenu en septembre dernier le premier Français primé au Google Science Fair – un concours qui récompense chaque année de jeunes inventeurs âgés de 13 à 18 ans. Son robot jardinier Bot2Karot a reçu le prix « incubateur ». À la clé, une bourse de 10 000 euros et un an de mentorat assuré par un ingénieur de Google pour aider le petit Français dans ses projets informatiques.

Bot2Karot, le robot jardinier

Bot2Karot est un robot piloté à distance depuis un smartphone pour cultiver un potager. Grâce à une caméra, des capteurs et un bras articulé, le robot arrose et surveille les légumes à votre place. Il vous prévient lorsque les salades ont besoin d’eau ou que la terre autour des tomates doit être retournée. Vous n’avez plus qu’à lui donner les instructions adéquates parmi une série d’opérations programmées.

«Ma grand-mère passe huit heures par semaine dans son potager », explique l’inventeur en herbe dans une vidéo de présentation du projet, « mais les actifs n’ont pas autant de temps à consacrer au jardinage ». Avec Bot2Karot, plus besoin de passer des heures dans son jardin pour récolter de beaux radis.

Du temps et de l’argent pour ses projets

Elisabeth Sarrey, mère du jeune prodige, voudrait bien que son fils retrouve une vie normale. Depuis la remise de prix en Californie, les interviews s’enchaînent et les devoirs en retard s’accumulent. Eliott, lui, se voit déjà utiliser sa bourse pour partir un an aux États-Unis apprendre l’anglais.

Et qui sait ? En plus de permettre aux actifs ou aux personnes en situation de handicap de profiter des joies du jardinage, son invention pourrait bien déboucher sur des applications dans le secteur agricole. En supervisant ses travaux pendant un an, Google permet au jeune Lorrain de développer son projet à fond. « On ne réalise pas encore tout à fait », confie Mickaël Sarrey : « C’est juste énorme. »

Image : Eliott Sarrey / © Bpifrance