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Festival de la bande dessinée d’Angoulême

Entre manga et satire, les temps forts d’un festival

 

Au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, le Japonais Kastsuhiro Ōtomo a reçu le Grand Prix pour l’ensemble de son œuvre. Autres temps forts de la manifestation : les nombreux hommages à « Charlie Hebdo ».  

 

Kastsuhiro Ōtomo reçoit le Grand Prix du festival d’Angoulême

C’est une première : un Japonais a remporté le Grand Prix du Festival d’Angoulême. Pour sa 42e édition, le jury du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a décerné la plus haute distinction à Kastsuhiro Ōtomo. Il s’agit d’une véritable reconnaissance de la place qu’occupe le manga en France. Chaque année, ce sont pas moins de 1 500 bandes dessinées japonaises qui fleurissent sur les tables des librairies.

 

Un dessinateur visionnaire qui bouscule les codes du genre

Kastsuhiro Ōtomo est né au Japon en 1954. Virtuose du crayon dès son plus jeune âge, il bouscule très vite les standards de la bande dessinée japonaise. En 1982, il obtient un succès fulgurant avec « Akira », œuvre post-apocalyptique sombre et urbaine. Publié initialement dans « Young Magazine », le manga fait figure de révolution au Japon par son caractère subversif et ultraviolent, tant au niveau esthétique que thématique. Une œuvre devenue culte et dont Ōtomo a tiré un film d’animation. Fasciné par le cinéma, le mangaka tisse volontiers des liens entre le 7e et le 9e art.

 

Deangouleme_400ux prix pour « Charlie Hebdo »

Pour une fois, personne n’a eu à chercher Charlie : « Charlie Hebdo » était partout, sous la pointe de tous les crayons comme sur les façades de la ville. Trois semaines après les attentats contre le journal satirique, le festival et la municipalité d’Angoulême ont rendu hommage aux dessinateurs et contributeurs assassinés.

L’organisation du Festival d’Angoulême a attribué deux prix à « Charlie Hebdo » : un Grand prix spécial et un prix Charlie de la liberté d’expression. Le premier récompense le journal pour l’ensemble de ses publications. Le second a été créé lors de cette 42e édition. Il sera décerné chaque année à un dessinateur qui, victime de la censure, ne peut pas exercer sa profession en toute liberté.