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Témoignage Nesrine Elamine

Nesrine Elamine - Artiste plasticienne assistante à l'ISBA de Sousse

 

Le déclic

Après avoir obtenu mon diplôme de maîtrise en arts plastiques à l’Institut des beaux-arts de Tunis en 2004, je me suis décidée à partir en France pour y poursuivre mes études.

La préparation

 Je me suis adressée au centre de documentation de l’Institut français de coopération de Tunis (actuellement Campus France Tunis), pour me renseigner sur les instituts, les universités et les écoles où je peux poursuivre mon DEA.

J’ai donc constitué mon dossier et choisi plusieurs établissements et j’ai été acceptée pour un DEA à l’Université de la Sorbonne -Paris 1, Sophia Antipolis et l’Université de Strasbourg. Mon choix final s’est porté sur l’Université de la Sorbonne parce que j’étais tentée par l’expérience parisienne.

Le séjour en France : entre attentes et réalités

Je suis partie assez jeune, j’ai dû me prendre en charge pour le logement, le transport… Mais j’ai pu bénéficier de plusieurs aides notamment, l’aide au logement fournie par la CAF, une aide au transport, la gratuité des musées, l’accès aux bibliothèques, à des concerts… C’est très bénéfique pour les étudiants étrangers en France. J’ai aussi décroché assez facilement un job étudiant qui m’a permis de m’autofinancer.

J’étais donc agréablement surprise, je voulais au départ aller étudier en France, avoir un diplôme français, tenter une expérience nouvelle, mais après il y a eu tellement de rencontres magnifiques : des amitiés avec des étudiants de toutes nationalités, nous avons beaucoup échangé, j’ai tellement appris de leur différences, de leur façon de vivre et penser et ça joue énormément dans ma vie actuelle.

Humainement, c’est tellement enrichissant une telle expérience.

Les opportunités en France

 Lors d’un vernissage à Paris, le documentariste du Conservatoire des arts et métiers de Paris, m’a sollicité et m’a proposé de travailler en tant que médiatrice culturelle à informer les futurs auditeurs du CNAM sur la formation «culture et expression» et ses débouchées. Cette expérience a donné lieu à une proposition de travail d’une année. Sauf que j’étais dans l’impossibilité de trouver un garant pour louer un appartement et j’ai dû retourner en Tunisie. Je suis repartie sans regret mais ce que je retiens finalement, c’est que les occasions se présentent toujours pour les gens qui travaillent sérieusement, c’est à ne pas négliger. Il ne faut jamais dire non !

Le retour en Tunisie

 Mon diplôme de la Sorbonne m’a permis de décrocher un poste d’enseignante à l’Institut Supérieur Canadien de Tunisie (une filiale du Groupe Montréal au Canada), d’intégrer par la suite l’enseignement supérieur tunisien en qualité d’enseignante contractuelle, et d’obtenir après quelques années ma titularisation en qualité d’assistante. J’envisage encore d’autres passages de grades et je travaille sur cela.

Les plus belles réussites

J’ai été invitée par le service culturel  de l’ambassade chinois de Tunisie à participer à un Workshop en Chine qui rassemble plusieurs artistes du monde arabe, j’étais d’ailleurs la seule femme. J’ai réalisé une sculpture miniature qui a été sélectionnée pour être agrandie et occuper une surface d’un km² au beau milieu d’un parc en Chine. Cette distinction m’a d’abord encouragé à continuer ma pratique artistique avec plus d’enthousiasme et m’a également permis de découvrir la scène artistique tunisienne et de travailler sur l’amélioration des choses notamment le rapport entre les médias et les artistes tunisiens, les opportunités dont ils ont besoin pour évoluer et progresser plus facilement..

La rédaction d’articles m’a aussi permis de réaliser des présentations un peu partout dans le monde, à commencer par les États-Unis… J’ai aussi exposé mes œuvres à Rome, à Venise, en Chine, à New York et je continue de travailler aujourd’hui à la recherche de nouvelles opportunités.

La suite

 Nous sommes, moi-même ainsi que quelques autres artistes tunisiens, des graphistes, des plasticiens, des designers, en train de nous rassembler pour essayer de monter un projet qui sera visible à l’échelle mondiale.

D’où l’intérêt de France Alumni ? 

 

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