uk
fr
Sites locaux
« Open Sea » : regards artistiques sur l'Asie du Sud-Est
Jusqu’au 12 juillet, il souffle sur le Musée d’art contemporain de Lyon (MAC) comme un parfum d’Asie. L’exposition « Open Sea » propose un voyage à travers la scène artistique contemporaine de l'Asie du Sud-Est et de Singapour.

 

L’Asie du Sud-Est en vedette sur les bords du Rhône

open-sea_boo-junfeng_400C'est une région du monde à l'intersection de trois mers. Mer de Chine, océan Indien et Pacifique. Une contrée où d’une rive à l’autre, des Philippines à l’Indonésie, les populations se mélangent depuis des siècles. Dans ces territoires en perpétuelle ébullition, une scène muséale se développe depuis trois décennies, encore peu connue en Occident. Depuis le 17 avril, elle est à l’honneur pour trois mois au Musée d’art contemporain de Lyon (MAC).

 

Avec « Open Sea », le MAC Lyon fait coup double. L’exposition s’inscrit dans le cadre du festival Singapour en France lancé en mars dernier, une manifestation qui célèbre les 50 ans de l’indépendance de l’île et des relations diplomatiques entre la France et la cité-État.

Pour le musée, c’est aussi l’occasion de poursuivre son travail consacré aux scènes étrangères. Après la Chine, l'Inde et le Brésil, plus de 30 artistes émergents ou reconnus venus de tout l’archipel sud-est asiatique viennent présenter leur création sur les berges du Rhône.

 

L’art comme acte de résistance politique

Dans un bâtiment conçu par l’architecte italien Renzo Piano, le MAC accueille sur deux étages des installations, des vidéos, des photographies, des peintures et des dessins. « Open Sea » signifie « mer ouverte » en français : preuve que l’océan n’est pas un obstacle à franchir, mais le creuset d’une culture commune dans laquelle se fondent les particularismes nationaux.  

Le titre de l’exposition résonne aussi comme une invitation au voyage pour le visiteur occidental : en aiguisant sa curiosité, elle l’invite à changer de regard sur une région souvent perçue à travers le prisme d’un certain kitsch touristique.

 

Lina Adam, Boo Junfeng (Singapour), Anida Yoeu Ali (Cambodge), Apotik Komik (Indonésie)… Les performances et installations de ces artistes sont autant d’actes de résistance dans des pays où la liberté d’expression est inexistante ou attaquée. Elle est aussi un moyen de travailler la mémoire collective : c’est le cas de l’artiste Sutee Kunavichayanont qui grave sur des bureaux d’enfants des scènes de l’histoire thaïlandaise. Sa série intitulée « History Class » entend mettre en lumière un passé souvent réécrit selon les canons officiels.

 

Crédits photographiques : © Boo Junfeng, Happy and free (extrait) 2013

Informations pratiques 


Musée d’art contemporain de Lyon
81, quai Charles de Gaulle 
69006 LYON

Du mercredi au dimanche de 11h à 18h 
T +33 (0)4 72 69 17 17 
www.mac-lyon.com