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Noriko Carpentier-Tominaga

 

Ambassadrice des relations commerciales franco-japonaises

 

Ancienne assistante de Carlos Ghosn, Noriko Carpentier-Tominaga est aujourd’hui à la tête du comité d’échanges franco-japonais de la CCI Île-de-France. Elle met sa connaissance de la culture japonaise au service des entreprises françaises.
 

 

De l’empereur du Japon à Carlos Ghosn

Noriko Carpentier-Tominaga ouvre l’entretien en nous donnant sa carte de visite. Une entrée en matière formelle, sans doute héritée de ses huit années passée à l’Ambassade de la Commission européenne. En charge du protocole, elle assure alors un rôle de liaison entre la délégation européenne et les autorités japonaises. De cette expérience qui lui permet de côtoyer une quinzaine de nationalités, elle retient ce mantra : « Il n’y a pas de difficultés, que des différences. » Le respect de l’autre étant le prérequis indispensable pour des relations interculturelles réussies.

 

Noriko Carpentier-Tominaga occupe ensuite un poste stratégique pour les relations commerciales entre la France et le Japon : celui d’assistante personnelle de Carlos Ghosn, le PDG de Renault Nissan. Mais lorsque son mari français, qu’elle a rencontré à Tokyo, est appelé au siège de la banque où il travaille, elle quitte sa position auprès du constructeur automobile pour accompagner son époux à Paris.

 

Le management à la française

Nommée à la tête du Comité d’échanges franco-japonais de la Chambre de commerce d’Île-de-France, Noriko Carpentier-Tominaga est la seule Japonaise parmi 6 000 employés. Le but du comité : offrir des solutions adaptées aux entreprises, tout en tenant compte des actions engagées par les gouvernements français et japonais. Son travail d’intermédiaire, qui consiste à promouvoir les relations économiques et commerciales entre les deux pays, satisfait son goût pour l’échange, le contact humain et les problématiques d’actualité.

Au bout de six ans à la direction du comité, Noriko Carpentier-Tominaga décide d’approfondir sa connaissance du management à la française. Elle intègre le MBA d’Executive Management proposé par la célèbre école de commerce HEC, une formule qui s’adresse exclusivement à des personnes déjà sur le marché du travail.

Reprendre ses études en parallèle de son poste à la CCI n’est pas facile, mais l’esprit d’entraide qui règne au sein de la promotion l’aide à maintenir le cap. « Aujourd’hui, je mesure les bienfaits de cette formation : elle m’a permis de créer un réseau de contacts à la fois professionnels et amicaux, très utile pour mon travail au Comité d’échanges. »

 

 

Prévoir les imprévus

À son arrivée en France, Noriko Carpentier-Tominaga n’osait pas parler français en public, par timidité et peur de faire des fautes. Elle possède désormais une grande maîtrise de la langue et de la culture françaises. Certaines tournures idiomatiques continuent pourtant de la surprendre, voire de l’induire en erreur. « L’une des dernières expressions à m’avoir laissée perplexe, c’est la locution “comme cul et chemise“ : est-ce que ça signifiait une relation d’amitié entre deux personnes ? ou l’inverse ? »

Grâce à sa position d’intermédiaire entre la France et le Japon, Noriko Carpentier-Tominaga bénéficie d’une position privilégiée pour analyser les spécificités de sa culture d’origine. Elle déplore la frilosité des jeunes Japonais trop repliés sur eux-mêmes. Elle regrette également le manque d’ouverture du marché du travail qui ne donne pas suffisamment sa chance aux talents venus de l’étranger. En revanche, la méticulosité des Japonais et leur extrême organisation continuent de l’amuser : « Ils prévoient tout pour se prémunir des imprévus. »