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Thomas Pesquet
L’astronaute français Thomas Pesquet est arrivé à bord de la Station spatiale internationale le 19 novembre 2016.

 

Le dixième Français à partir dans l’espace

Le 19 novembre 2016, deux jours après avoir quitté le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, Thomas Pesquet a rejoint l’équipage de la Station spatiale internationale.

Le parachèvement d’un parcours hors du commun : ingénieur de formation, Thomas Pesquet a étudié à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (Supaéro) avant d’intégrer le cursus de formation d’Air France pour devenir pilote de ligne. Après deux ans vol, il se présente à la procédure de recrutement de l’Agence spatiale européenne. Celle-ci recrute alors six astronautes. Il est sélectionné parmi plus de 84 000 candidats aux côtés de collègues allemands, britanniques, danois et italiens. Après sept ans de préparation intensive, il est devenu le dixième Français à partir dans l’espace.

 

  

Six mois pour mener plus de 100 expériences

Mécanique des fluides, échographie à distance, réalité virtuelle… Thomas Pesquet doit désormais mener à bien plus de 60 expériences pour le compte de l’Agence spatiale européenne et du Centre national d’études spatiales. Il devra également coopérer avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise pour mener 55 autres expérimentations.

L’occasion aussi d’éveiller les vocations. Du haut de la Station spatiale internationale, l’astronaute tweette régulièrement des photos et des anecdotes sur son quotidien à près de 200 000 abonnés. Des séances de questions-réponses sont également programmées avec des élèves partout en France. « Soyez curieux de tous et de tout, conseillait-il le 18 novembre 2016 à des étudiants de l’École d’ingénieurs aéronautique et spatiale (IPSA) et de l’école d’informatique Epitech. N’hésitez pas à partir à l’étranger et à expérimenter d’autres cultures à travers les échanges, les stages ou même des voyages ». Une expérience que Thomas Pesquet à lui-même vécue au cours de ses études, à l’occasion d’une année d’échange au Canada, à l’École polytechnique de Montréal.

Quinze ans plus tard, l’astronaute parle cinq langues étrangères : l’allemand, l’anglais, le chinois, l’espagnol et le russe. Ceinture noire de judo, il est également passionné de squash, de rugby, de basket, de parachute, de plongée, de ski, de littérature… et de saxophone.

 

Photos © NASA