L’organisation à Paris de la Conférence ministérielle européenne pour l’enseignement supérieur est le moment pour la France de montrer comment « cette Europe de la culture, de la connaissance, du partage des langues » devrait être « profondément refondée », comme le déclarait le Président de la République dans son discours d’Athènes en septembre dernier. Le but, précisait-il, « c'est d'être plus ambitieux encore dans cette Europe de la culture, des échanges universitaires et académiques ! ».

Cette manifestation s’inscrit donc dans le cadre des priorités nationales pour un renouveau du projet européen. Elle illustre la volonté de la France de s’engager pour l’Europe et de renforcer la coopération entre les Etats dans une perspective d’avenir pour l’enseignement supérieur.

Le processus de Bologne a notamment pour objectif :

- d’accroître la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs ;

- de rendre les diplômes lisibles et équivalents (grâce à des outils communs, tels que les crédits ECTS) ;

- de structurer les formations supérieures en trois cycles ;

- de développer la dimension européenne de l’enseignement supérieur.

La déclaration finale, à l’issue de cette rencontre internationale, devrait souligner la nécessité d’améliorer la mise en œuvre des valeurs fondamentales portées par l’enseignement supérieur, tels que la démocratie, les principes de paix et de liberté.

A noter que l’année 2018 marque le 20e anniversaire de la Déclaration de la Sorbonne qui, un an avant la Déclaration de Bologne, affirmait l’engagement de la France, de l’Italie, de l’Allemagne et du Royaume-Uni pour une convergence des systèmes d’enseignement supérieur.

Pour en savoir plus :

- sur la manifestation (site dédié en français et en anglais) : www.ehea2018.paris

- sur le processus de Bologne : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid124889/le-processus-de-bologne-questions-reponses.html