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20 octobre 2020
Affaires

L'emploi scientifique en progression dans les organismes publics de recherche

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Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation publie une Note Flash d’information sur l'emploi scientifique en 2019 dans les organismes publics de recherche. Selon cette étude, l’emploi scientifique poursuit sa progression, lente mais positive. Au total, l’emploi des chercheurs publics, si on y inclut les doctorants, augmente de 1,7 % sur un an.

En France, en 2020, on comptait 295 754 chercheurs dont 115 308  d’entre eux exercent un emploi dans le secteur de la recherche publique (et 180 446 dans le privé).  La recherche publique est menée principalement au sein des universités et d'une centaine de grandes écoles et établissements d'enseignement supérieur. Mais une carrière dans la recherche peut aussi être effectuée dans l’un des 26 organismes publics de recherche (CNRS, Inserm, Inra, Inria, Cnes, CEA, Ifremer, par exemple) ou encore dans des Fondations, telles que les Instituts Pasteur et Curie, les deux principales institutions sans but lucratif (ISBL). C’est l’emploi dans ces structures qui est analysé dans la note d’information du ministère.

 

L’emploi global dans les organismes publics de recherche

 

Parmi ces organismes publics de recherche, hors universités, une classification est établie entre les établissements publics à caractère scientifique et technologique sous tutelle de l’Etat (EPST) dont les effectifs en 2019 ont augmenté de 0,5 % en un an en raison d’importants recrutements de doctorants.

A ces structures s’ajoutent les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) qui enregistrent pour leur part une relative stabilité dans l’emploi. Enfin, au sein des instituts Pasteur et Curie, l’emploi de R&D reste dynamique, même s’il ralentit un peu : + 0,8 % en 2019.

 

Le recrutement des doctorants

 

A partir de 2018, comme le souligne l’étude du ministère, « le recrutement de doctorants financés s’accroit vivement ». Les effectifs des doctorants augmentent en effet de 11 % en 2019, après +5 % en 2018, principalement dans les EPST. Ainsi, « au total, l’emploi des chercheurs, doctorants inclus, augmenterait de 1,7 % sur un an, soit plus vite que l’emploi total ».

 

La baisse des emplois non-permanents

 

En 2019, les personnels non-permanents (CDD, contrats aidés et vacataires, hors doctorants) constituent une part variable des effectifs dans le domaine des R&D. Dans le détail, ces personnels non-permanents représentent 7 % des effectifs dans les principaux EPIC, 31 % de ceux des ISBL et 20 % de ceux des EPST. Mais ces chiffres d’emplois non-permanents, souligne la note d’information, sont dans l’ensemble en repli.

 

La part des femmes

 

Dans les organismes publics, les femmes chercheuses représentent 45 % du personnel rémunéré, avec des écarts selon les catégories. Elles comptent pour 37 % des chercheurs (hors doctorants), mais constituent 41 % des doctorants. En lien avec leur orientation disciplinaire, les EPST emploient plus de femmes (47 %) que les EPIC (39 %).

 

Les secteurs porteurs

 

On remarque enfin d’importantes disparités selon les types d’activité de recherche. Ce sont les sciences de l'ingénieur (informatique en particulier) et les mathématiques qui s’avèrent comme les spécialités ayant recruté le plus de chercheurs permanents en 2019. Les sciences de l'ingénieur et les mathématiques affichent en effet « des soldes de recrutements bien plus importants que l’ensemble (respectivement + 5% et + 6,2 %), tandis que les sciences humaines et les sciences médicales ont des soldes négatifs sur la période (- 1,2 % et - 0,9 %) ».

 

Pour en avoir plus :

Les personnels de la recherche en France 

L’emploi en 2019 dans les organismes publics 

 

©Goodluz-adobe.stock.com



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