Inscription à la newsletter
s'inscrire / se connecter

Sites pays et partenaires

Membres :
0 200 500 1000 2000 5000 10000+
Actualités
Partager sur :

Programme French Tech DeepNum20 : les premiers champions du numérique français

09 novembre 2022 Affaires
Vue 335 fois

Le 27 octobre dernier, ont été révélées les startups françaises lauréates de la première édition du programme French Tech DeepNum20. Considérées comme des "fleurons du numérique, de l’électronique ou de la robotique", ces startups illustrent les secteurs prioritaires du plan France 2030.

Le Gouvernement vient de fêter le 1er anniversaire du plan France 2030, avec des résultats chiffrés : plus de 60 dispositifs lancés, plus de 1300 bénéficiaires soutenus et près de 8 milliards d’euros engagés. France 2030 a pour objectif de soutenir les entreprises ou les startups, les universités et les organismes de recherche pour relever les grands défis écologiques, démographiques, économiques, technologiques, industriels ou sociaux.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le programme sectoriel French Tech DeepNum20. Le volet numérique de France 2030 bénéficie en particulier d’une enveloppe de 3 milliards d’euros, avec pour objectif de favoriser l’émergence et l’industrialisation des startups dans ces secteurs stratégiques.

 

Plus de 2000 startups deep tech en France

 

L’appel à candidatures de ce programme, lancé en juillet 2022, avait pour but de renforcer l’accompagnement des startups françaises opérant dans les secteurs numériques prioritaires de France 2030. La France compte en effet aujourd’hui plus de 2000 startups deep tech et elle est le 2e écosystème européen en termes de fonds levés.

Les secteurs qui permettaient de concourir ont été définis selon des domaines précis d’activité et de recherche :

  • la nanoélectronique, les puces électroniques et la robotique ;

  • le cloud et la 5G ;

  • l’intelligence artificielle et les technologies du quantique ;

  • le "verdissement" du numérique et la cyber-sécurité.

Les startups concernées par ces secteurs d’activité pouvaient concourir jusqu’au 21 septembre, à condition de remplir une série de critères, parmi lesquels :

  • avoir leur siège social en France et être indépendante ;

  • proposer des technologies de rupture en termes de services ou de produits, pouvant se déployer à grande échelle. 

 

Le potentiel pour devenir des géants internationaux

 

Sélectionnées par un jury indépendant, les startups lauréates ont été annoncées lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 27 octobre à Paris-Saclay. Lors de la sélection de ces lauréats, précise le dossier de presse de l’événement, une attention particulière a été accordée aux startups early stage [1]. "Les phases de recherche longues et coûteuses, nécessaires au déploiement de telles technologies", peuvent en effet être difficiles à mettre en place pour les startups. C’est pourquoi l’Etat doit les accompagner dans le processus.

A titre d’exemple, parmi les lauréats de ce programme, on trouve aussi plusieurs startups qui participent à la création de l’ordinateur quantique. Il s’agit, précise encore le dossier de presse, d’une "technologie qui permettra d’accélérer le temps de calcul de nos ordinateurs d’un facteur de un milliard. D’ici 5 à 10 ans, cela transformera complètement l’industrie, avec des impacts sociétaux décisifs". Plusieurs autres lauréats se sont investis dans les « intelligences artificielles spécialisées dans le traitement automatique du langage, dans la vision par ordinateur ou dans la robotique ».

Parmi ces startups, estime la directrice de la Mission French Tech, "nombreuses sont celles qui ont le potentiel de devenir des géants internationaux, qui permettront de faire de la France une référence à l’échelle internationale".

 

Diversité des projets et diversité régionale

 

Plus précisément, les startups sélectionnées pour intégrer le programme French Tech DeepNum20 illustrent tous les domaines du secteur du numérique :

  • avec, en particulier, l’intelligence artificielle (6 projets) ;

  • mais aussi, la cybersécurité (3), le spatial (3), le quantique (3), la robotique (2), la 5G (2), l’électronique (1), le cloud (1), le "verdissement" du numérique (1).

Elles illustrent également une diversité territoriale avec cinq grandes régions françaises qui sont représentées : l’Île-de-France (11 projets), la région Pays-de-la-Loire (2), la Bretagne (3), la région Sud - Provence-Alpes-Côte d'Azur (4) et Auvergne-Rhône-Alpes (2).

Autant de projets qui permettront, selon la directrice de la Mission French Tech, de "répondre aux grands enjeux de société" qui constituent "le prochain chapitre de l'histoire de l'innovation". Toutes les formes de technologie devraient permettre d’y répondre, "mais l’innovation de rupture, en imaginant des solutions radicalement nouvelles, sera un facteur essentiel de notre réussite et nous garantira une souveraineté technologique et industrielle".

 

Un accompagnement dédié pour les startups lauréates

 

Les startups lauréates vont désormais bénéficier, pendant un an, d’un accompagnement dédié, comprenant notamment :

  • l’assistance d’un interlocuteur référent, un  start-up manager de la Mission French Tech, chargé d’identifier leurs enjeux stratégiques et de mobiliser l’offre d’accompagnement proposée ;

  • une visibilité renforcée par des opérations d’influence et de promotion, en France et à l’international ;

  • un accès privilégié au réseau des correspondants French Tech présents dans plus de 60 administrations et services publics en France ;

  • l’intégration dans des actions de diplomatie économiques, en coordination avec le ministère des affaires étrangères.

 

[1] L’early stage désigne l’investissement nécessaire aux startups à leurs débuts.

 

Pour en savoir plus

sur le site du gouvernement français

sur le site de la French Tech

 




Commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.